Selon Paris Match : Merzak Allouache pressenti pour le festival de Cannes

Posté le : 27 mar 2015

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«Madame Courage», le 14 ème long métrage de Merzak Allouache, coproduit entre la France et l’Algérie est pressentie pour représenter l’Algérie au prochain festival de Cannes prévu entre le 13 et le 24 mai. C’est en tout cas ce qu’a révélé le grand magazine Paris Match. Dans ses pronostics, le magazine l’a placé dans la section Un certain regard aux cotés des fictions issus des pays au cinéma du monde comme le film tunisien « Ma Révolution » de Ramzi Ben Sliman. Régulièrement à l’affiche des grands festivals depuis son film Les aventures d’un héros (Forum de la Berlinale 1979), avec Un amour à Paris (prix de la section Perspectives du Cinéma Français à Cannes en 1987), Bab el Oued City (dévoilé sur la Croisette, au Certain Regard, en 1994), Harragas (sélectionné aux Venice Days 2009), Le Repenti (apprécié à la Quinzaine des réalisateurs 2012) et Les terrasses (en compétition l’an dernier à Venise), le cinéaste qui tourne régulièrement depuis quelques années, a signé un film audacieux mais aux moyens toujours modestes et avec un casting d’acteurs inconnus incluant Adlan Djemil et Lamia Bezouaoui. Produit en délégué par Antonin Dedet pour Neon Productions et par Merzak Allouache pour Baya Films, Madame Courage est soutenu entre autres par l’aide aux Cinémas du Monde du CNC et par le FDATIC (ministère de la Culture). Démarré le 15 octobre 2014, le tournage s’est déroulé intégralement à Mostaganem. Après avoir abordé des sujets sur l’intégrisme, le terrorisme, les harragas et les repentis, ce dernier film de Merzak Allaouche évoque le sujet de drogue qui gangrène la société algérienne. «Madame Courage» c’est l’histoire d’Omar, adolescent instable et solitaire, qui vit dans un bidonville de la banlieue de Mostaganem. C’est un garçon accro aux célèbres psychotropes surnommés « madame courage ». Des comprimés d’Artane très prisés par les jeunes Algériens pour leur effet euphorisant d’invincibilité. Spécialiste du vol à l’arraché, Omar va, ce matin-là, comme à son habitude, commettre ses forfaits dans le centre-ville. Sa première proie s’appelle Selma, une jeune fille qui se promène avec ses copines et porte – bien en évidence – un collier en or. Alors qu’il commet son acte, Omar croise le regard de Selma. Le réalisateur le plus prolifique du cinéma algérien a déposé son film auprès du comité de sélection du festival de Cannes, mais rien n’est encore acquis avant la conférence de presse annonçant la sélection officielle du festival prévue à la mi-avril. S’il n’est pas sélectionné, le réalisateur algérien peut se rabattre sur le festival de Venise comme il l’a fait en 2013 pour « Les terrasses ».

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