Amazigh Kateb et Rachida Brakni dans le dernier film sur la décennie noire    

Posté le : 15 mar 2015

DFRT

Parmi les films les plus attendus en 2015, figure « Maintenant ils peuvent venir » de Salem (l’auteur du magnifique documentaire sur l’Emir Abdelkader). Après avoir confirmé son talent de producteur avec notamment Cartouches Gauloises, le fils du grand diplomate Lakhdar Brahimi s’attaque cette fois à la fiction. Et c’est toujours avec ses associés de toujours le couple Costa et Michelle Gavras qu’il coproduit et réalise ce film adapté du livre éponyme d’Arezki Mellal. Tourné avec des moyens importants en Algérie et en France, le film met en vedette pour la première fois l’idolede la chanson engagée et Gnawi Amazigh Kateb. Il a joué aux côtés d’une star du cinéma français, la comédienne Rachida Brakni, qui a déjà interprété un rôle important dans un film algérien sur la période du terrorisme : Brakat de Djamila Sahraoui.

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La vision réaliste de Salem Brahimi sur la période du terrorisme

Le scénario se déroule à la fin des années 80 quand les idoles vacillent, en Algérie comme ailleurs. Le socialisme rend son dernier souffle. L’Algérie importe de nouvelles idoles. Laquelle l’emportera ? Capitalisme made in FMI ? Islam made in Afghanistan ? Pour Nouredine, la première idole à déboulonner est sa mère.  Mais c’est un combat perdu d’avance et il doit épouser la belle Yasmina, sur injonction. Et le couple avancera dans une société qui vacille sous l’absurdité et s’enfonce dans le fanatisme… Un voyage de résistance et de poésie. Douleurs méditerranéennes mouillées de sensualité, de sang, de larmes mais aussi d’humour et de sourires. Nouredine et Yasmina avanceront dans une société qui vacille sous l’absurdité, s’enfoncera dans le fanatisme.

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Journaliste de la chaîne i-Télé Olivier Ravanello  apporte son soutien au film

Dans sa tribune Le monde selon Ravanello, le journaliste français apporte son soutien au film et  ses producteurs, qui ont toute les difficultés pour trouver un distributeur en France. Dans une interview avec le producteur du film Costa Gavras, ce dernier évoque même la censure économique.

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Extrait de la tribune de Ravanello

« Le producteur du film y est allé de ses propres fonds, de quelques subventions françaises et algériennes. Pour la première fois en 30 ans, il n’a pas trouvé une chaine de télé pour l’aider. Ni TF1 la chaine des gens. Ni Canal+ la chaine des valeurs. Ni Arte la chaine des intellos. Ni France Télé qui a oublié sur ce coup d’être au service du public. Personne. Le producteur y est allé quasiment tout seul. Comme à l’époque de Z. Et oui, ce producteur s’appelle Costa-Gavras. On ne se refait pas. Ils y sont allés. Toute l’équipe. Sans compter leurs heures. Dans la cité Busserine à Marseille. À Alger et dans le chouf, pour les décors extérieurs. Sans peur et sans baisser les yeux. »

Cliquez pour voir l’interview filmée de Costa Gavras

 

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